Category: Livres,Tourisme et voyages,Récits de voyages
Errances Details
Le récit d'une vie, celle d'un Ulysse des Temps modernes. Vitus Bering mena, au début du XVIII e siècle, deux expéditions titanesques pour découvir les confins de l'empire russe en Sibérie, vérifier si les continents américain et eurasiatique sont reliés, et trouver un passage pour rejoindre l'Inde et la Chine à travers l'océan Arctique. Jamais un marin n'avait autant marché que lui. Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devait unir la terre et l'eau sur une même carte du monde. Il arpenta les steppes et les forêts de la Tartarie, franchit ses monts et ses vallées, descendit ses rivières. Il atteignit la pointe nord de l'Extrême-Orient, traversa la partie septentrionale de l'océan Pacifique et vit la Grande Montagne sur les rivages de l'Amérique. Avec les vents contraires, les complications du pouvoir et la pensée du retour. Jusqu'au naufrage. Le récit des tribulations de Vitus Bering (1681-1741), explorateur danois et capitaine qui mena, au tournant du siècle des Lumières, des expéditions titanesques vers les confins de la Sibérie et même au-delà, vers l'Alaska. Olivier Remaud raconte l'odyssée de ce grand marin que rien n'ennuyait plus que les rivalités politiques et les spéculations des cartographes. Il décrit les choix et les doutes d'un homme de plein vent, né voyageur, qui vécut comme un nomade avant d'échouer sur une île. Une vie dans laquelle une femme d'action, son épouse Anna, joua un rôle majeur. Entre Ulysse et Gulliver, un portrait intime qui se lit comme un roman d'aventures.

Reviews
J'apprécie énormément les récits de voyageurs d'une part, et d'autre part les romans maritimes, genre quelque peu méprisé en France (comme souvent la littérature de "genre"), et dans lequel les anglo-saxons règnent en maître, de Forrester à Patrick O'Brian. Il y a néanmoins quelques pépites dans la littérature francophone (grâce soit rendu à Phébus de les offrir au public français) - comme Pierre Mac Orlan évidemment, mais aussi Robert Margerit (le fabuleux L'ile des perroquets) ou les remarquables romans du flamand Jan Van Dorp). Les récits d'explorateurs sont nombreux, certains sont des pierres d'angle, comme le récit de Sir Ernest Shackleton.Au regard de ces références, cette biographie romancée pouvait laisser espérer un récit aussi instructif que prenant, au regard de son sujet. Instructif, cela l'est, prenant beaucoup moins. Je l'ai lu avec peine. Le style (phrases courtes, recherche de tournures poétiques) peine à emporter le lecteur, et l'art de raconter une histoire, provoquer des émotions, des peurs, des joies n'est pas maitrisé. C'est documenté, mais c'est froid.Reste un beau livre - avec sa couverture qui ne dépareillerait pas en pochette du label de disques ECM (qui a beaucoup promu le jazz scandinave).


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